Feu en crachant

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

Un nombre inhabituel d’interventions en provenance de l’Université de Moncton ont fait les manchettes ces derniers mois autour de la question de l’examen NCLEX. On a compilé un plein dossier là-dessus si ça vous intéresse. (FÉÉCUM) Disons d’abord qu’il fut rafraîchissant de voir l’Université réagir publiquement. Ça fait aussi du bien d’entendre un recteur parler, même si on sait qu’il est en poste de façon temporaire.

Hein, mon Raymond?

Malgré tout, depuis la rupture des négociations entre l’Association des infirmières et infirmiers du N-B (AIINB) et l’Université de Moncton, le dossier n’avance plus. L’Université a « claqué la porte » au processus de conciliation lancé par le gouvernement provincial à la fin janvier. L’AIINB a senti le besoin de préciser qu’elle s’était retirée des négociations dès le mois de décembre. (Acadie Nouvelle)

Faut croire qu’on les a pas souvent assises à la même table. Ça peut ben traîner.

Vous autres


Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

L’après-midi était un peu lent et, me demandant ce que je pourrais bien faire pour m’occuper qui soit utile dans ces circonstances, me v’là-ti-pas rendu sur le site de l’aide financière aux étudiants de la province du Nouveau-Brunswick.

Je l’admet librement: ma vie est fascinante.

Déjà, comme si c’était pas encore assez trépidant pour une seule journée, je remarque que l’information vient TOUT JUSTE d’être mise à jour pour l’année prochaine!

Simonaque, c’était quasiment Noël.

Habitué de l’endroit, je cherche d’instinct les petits caractères, ce qui échapperait au visiteur occasionnel. Longtemps, ce furent les liens vers les programmes de réduction de la dette qui souffraient de ce triste sort, relégués dans le bas de la barre de raccourcis, à droite. (FÉÉCUM) J’estimais qu’il était de mon devoir de rappeler leur existence aux étudiant.e.s et aux diplômé.e.s, car le gouvernement semblait parfaitement décidé à ne rien faire pour les sortir de l’ombre.

Murs oreille

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

*SOU-PIR*

Comme celles et ceux qui ne peuvent résister à la tentation morbide de lire la section commentaire des articles de CBC News sur le bilinguisme, je succombe régulièrement à l’appel de la période des questions à l’Assemblée législative.

Soyons clairs qu’il n’y a pas grand chose qui se décide là: c’est d’abord la chance pour les élus d’établir leur position et de renforcer le message (ce qui se limite souvent à le répéter). L’exercice se veut d’abord et avant tout théâtral, disons-le; ça swing du panache.

La beauté (tragique) des communications à l’ère de la post-vérité, c’est qu’on n’est pas obligé d’avoir raison tant qu’on répète; du moment où on réussit à semer l’ombre d’un doute sur les faits, la stratégie fonctionne. Que ce soit vrai ou non importe peu, tant que ça colle dans les esprits.

Tout ça pour dire que le ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail (MEFT), Trevor Holder, nous a rejoué son disque, comme si ça ajoutait du sens. (FÉÉCUM).

Couper sans compter

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

Si on s’en remet à une publication récente partagée par la députée de Caraquet sur Facebook, les nombreuses coupures du gouvernement Higgs en éducation postsecondaire sont rien de moins qu’une attaque directe sur les étudiant.e.s, tout particulièrement celles et ceux qui ont le malheur de vivre dans le nord de la province. 

Oh, le vilain!

Il faut dire que ces étudiant.e.s ont également le malheur d’être, presque sans exception, des étudiante.s francophones. Est-ce de la faute du gouvernement si la population du Nord est francophone? On aurait beau le savoir qu’on n’y peut rien. Donc, avis aux mauvaises langues (et quel jeu de mots): c’est le hasard, ici, le vrai vilain.

*tousse*

Loin de moi l’idée de défendre M. Higgs et ses acolytes, reste qu’il faut voir à quantifier l’impact des décisions du gouvernement Higgs sur l’accessibilité des études universitaires.

En fait de mesure, certains se limiteraient à leur impact immédiat. Pour un gouvernement minoritaire pouvant tomber à tout moment, c’est compréhensible; mais pas pour la personne qui a pris sa décision et entrepris des démarches pour s’inscrire à l’automne prochain. Celle-là peut difficilement changer d’avis, car son choix a été fait selon les données du moment, qui ont malencontreusement été changées depuis. Encore ce satané hasard!

20 000 Blogue

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

Y’en aura pas, de rabais de 20 000$

Tout récemment, l’éducation postsecondaire a volé la vedette à l’Assemblée législative. La chose en soi est assez rare, d’où l’importance de la souligner. Faut dire qu’à force de couper, à un moment où à un autre il devait bien y avoir des explications.

D’abord, le 8 mai, une question fut posée au ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail (MEFT), Trevor Holder, sur les coupures en science infirmière. Il a répondu que le financement octroyé aux universités à des fins de recrutement n’avait pas produit de résultats.

Juste avant, le ministre de la santé, Hugh Flemming, disait que l’investissement de 32 à 34 millions$ fait au cours des quatre dernières années n’avait produit aucune position en science infirmière aux universités de Moncton ou du Nouveau-Brunswick. Je ne suis pas certain de comprendre s’il parle de places dans les programmes, ou de places dans les hôpitaux étant donné la manière dont il aborde le sujet, mais bon.

Comme un chien

 

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication


Le texte précédent parlait de l’empressement du gouvernement Higgs à couper dans l’aide financière aux étudiant.e.s, spécifiquement les programmes de bourses ciblées mis en place par le gouvernement libéral précédent. Son but n’était un secret pour personne: il comptait rétablir des crédits d’impôt. Difficile à faire sans apporter des changements importants dans l’aide financière aux étudiant.e.s. 

Ces changements, pour la plupart annoncés le 9 avril dernier (GNB) lors du dépôt des crédits budgétaires du Ministère de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail (MEFT), les voici:

  1. Le DSG et le PADSCM sont combinés en un nouveau programme nommé la Bourse renouvelée pour les frais de scolarité (BRFS);
  2. Les étudiant.e.s des établissements privés agréés ont désormais accès au programme;
  3. La limite d’aide financière disponible est réduite de 10 000$ à 3000$;
  4. Le programme de Prestation pour l’achèvement des études dans le délai prévu (PAÉDP) est aboli au 31 mars 2019 (un sursis a depuis été accordé aux diplômées du printemps 2019, qui seront les derniers à y avoir droit);
  5. Le crédit d’impôt sur les droits de scolarité sera de retour en 2020.

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Texte :
Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

Pendant que tout le monde stressait sur la fin de semestre, le gouvernement Higgs a jugé le moment idéal pour annoncer des coupures dans l’aide financière aux étudiant.e.s. Comme c’est possible que vous ayez manqué ça, commençons par le commencement:

Dès la campagne électorale, Higgs parlait d’évaluer la possibilité d’abolir les programmes de Droits de scolarité gratuits (DSG) et d’Allègement des droits de scolarité pour la classe moyenne (PADSCM) (FÉÉCUM), pour rétablir un crédit d’impôt. Ces deux programmes avaient été implantés par les libéraux sortants.

Pour les abolir, il fallait d’abord démontrer leur inefficacité. Le hic étant que, pour vérifier l’efficacité de programmes visant un objectif à long terme, il faut attendre. Bon, à moins de changer les critères d’évaluation à son avantage, ce qui semble être l’approche du gouvernement Higgs dans ce dossier. (FÉÉCUM)

En termes d’accessibilité et de réduction de l’endettement étudiant, il serait difficile de mesurer l’impact réel du DSG et du PADSCM avant 2023. C’est d’ailleurs le moment prévu pour la conclusion d’une enquête indépendante commandée par le gouvernement Gallant à l’IRDF-NB... juuuuuuuuuuuuuuuuste avant les élections (GNB) À la rigueur, il serait également utile de produire des comparaisons fondées sur les données du recensement, alors on pourrait pousser ça jusqu’en 2026.

Ça


Texte :
Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication


Peut-être ignoriez-vous que la taxe fédérale sur le carbone est entrée en vigueur le 1er avril dernier; mais une chose est sûre, dès que le prix de l’essence a augmenté de 4 cents le litre, on avait soudainement un enjeu de société. C’est à pleurer.

Pas que la classe politique pleure sur l’impact des changements climatiques, évidemment; c’est le prix du gaz qui dérange.

Tous les partis ou à peu près tente(ro)nt de marquer des points sur le climat, à leur manière; mais ce n’est pas un enjeu qui appartienne à un parti plus qu’à un autre. Peu importe l’allégeance politique, nous respirons tous le même air, nous buvons tous la même eau, et nous sommes chauffés par les rayons du même soleil. Ça n’arrête personne d’essayer.

Au fédéral par exemple, les progressistes-conservateurs ont tellement martelé leur message anti-taxe carbone que les ménages canadiens en mesuraient l’impact avant même son entrée en vigueur (Radio-Canada). Et le 1er avril, on les voyait faire le tour des médias en gazant leurs trucks, et le plus gros le mieux, pour symboliser l’impact de la taxe sur le petit monde (Radio-Canada). Sauvons le monde à coups de pipelines et de V8, quoi.

Plus on est de fous et plus on paie 3

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

Bon, disons qu’après le dépôt du budget provincial on peut se donner raison d’entrevoir l’avenir en termes pessimistes. Pour l’instant énormément de questions restent en suspens au niveau des mesures anoncées (GNB), et nous ne sommes pas les seuls à se les poser.

Mais en gros:
  • 2,2% de réduction (-5,7 M$) dans les subventions aux universités (on suppose dans les subventions liées aux initiatives, parce que l’entente sera maintenue au niveau de la subvention de fonctionnement);
  • Le retour du crédit d’impôt pour les nouveaux diplômés à compter de 2020;
  • Un programme de bourses révisé pour inclure les étudiant.e.s des institutions privées
Il faudra certainement revenir là-dessus et sur ce que ça pourrait vouloir dire plus concrètement mais ça devra attendre le dépôt des crédits budgétaires et de toute façon, on a d’autres chats à flatter pour aujourd’hui.

Plus on est de fous plus on paie 2

Texte :
 Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

Dans le texte précédent, on a vu quel sera le portrait au niveau des droits de scolarité à l’Université de Moncton au fil des prochaines années. En gros, entre 2019-2020 et 2022-23, on aura des étudiant.e.s qui paieront des prix différents pour les mêmes programmes d’études. Une partie - les cohortes inscrites en 2018-2019 et avant - sera partiellement exemptée de la prochaine hausse en septembre, et l’autre partie, non. (FÉÉCUM)

Mais ça, on le savait déjà. Ce qui reste à voir, c’est à quel point il serait “nécessaire” pour l’Université de Moncton d’augmenter les droits de scolarité si son objectif est de maintenir un certain statu quo, à la lumière des tendances dans les dépenses et les inscriptions.

Plus on est de fous plus on paie 1

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

Bonne nouvelle à l’Université de Moncton: on apprend que les inscriptions sont en hausse pour une deuxième année consécutive. Ça fait du bien à entendre et en quelque part, ça a de quoi nous rassurer quant à l’avenir de notre institution.

Ce serait certainement intéressant d’avoir devant nous des chiffres qui nous permettent de savoir si les programmes d’aide financière mis en place ces dernières années y sont pour quelque chose. On sait toutefois que l’augmentation est plus forte du côté des étudiant.e.s provenant de l’international, et que ceux-ci n’y ont pas accès.

Sauf que dans le contexte actuel, en marge du prochain budget provincial qui sera plus que probablement défini par des compressions devant permettre un retour durable à l’équilibre budgétaire, il y a comme un drôle de calcul qui me trotte dans la tête. Je me questionne à savoir quel effet l’augmentation des inscriptions, combinée à la stagnation du (sous-)financement universitaire, combiné à la possibilité d’augmenter presque à volonté les droits de scolarité à la prochaine rentrée universitaire, aura concrètement sur les étudiant.e.s de l’Université de Moncton.

18 19 Blogue FÉÉCUM 3

Texte : Raymond Blanchard, agent de recherche et projets
Photo : Marc-Samuel Larocque, agent de communication

Tout récemment, une journée de réflexion sur l’avenir de la francophonie canadienne (tenue à l’Université d’Ottawa à la fin janvier) a débouché sur un constat assez sombre.

Pour faire court, si l’économie va mal, les francophones mangent des coups.

Pas littéralement, mais au figuré, vous l’aurez compris: au sens où quand il lui faut faire face à un ralentissement ou à une stagnation prolongée de l’économie, le Canada anglais montre une tendance persistante à ressasser de vieilles rancunes contre les francophones:

- On ruine le pays avec le bilinguisme même si on parle tous anglais;

- On contrôle la politique fédérale;

- On veut imposer notre culture, mais pire, on reçoit de l’argent des taxes pour ça;

- On refuse de s’intégrer dans la société canadienne;

- On (comment, fouille-moi) sert l’intérêt de la France avant celui du Canada.

Vous connaissez la chanson.

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